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    Redoutable prédateur des abeilles, le frelon asiatique a été introduit en France par accident, à bord d’un bateau transportant une cargaison de poteries importées de Chine.

    Observé pour la première fois dans le Lot-et-Garonne en 2004, il est désormais présent sur les deux tiers du territoire français et a atteint les pays limitrophes : Allemagne, Espagne, Portugal et Italie. Selon l’Inventaire national du patrimoine naturel, sa progression est de l’ordre de 60km par an.

    Avec les pesticides et la monoculture, le frelon asiatique est aujourd’hui considéré comme l’une des causes majeures de la surmortalité des abeilles.

    Car contrairement aux abeilles asiatiques, les abeilles présentes en France n’ont pas encore mis en place de stratégie de défense efficace contre ses attaques dévastatrices. À ce stade, les apiculteurs n’ont trouvé aucune solution vraiment efficace et écologique pour protéger leurs abeilles.

    Une véritable machine de guerre :

    Le frelon asiatique ou Vespa velutina nigrithorax est originellement présent du nord-est de l’Inde à l’Asie du Sud-Est. ll se distingue par sa couleur à dominante noire et ses pattes jaunes. Le bruit de son vol est également beaucoup plus discret que celui du frelon européen.

    À l’automne, un nid mâture de bonne taille compte environ 2 000 frelons. Une colonie est composée d’ouvrières (femelles stériles), d’une reine, de mâles et de femelles sexuées.

    • Entre avril et novembre, elle peut générer jusqu’à 13 000 frelons, dont au moins 500 fondatrices parmi les femelles sexuées. À l’automne, lorsque la vieille reine meurt, ces fondatrices quittent le nid dans lequel elles ne reviendront pas et où le reste de la colonie meurt. Certaines seront fécondées et commenceront un nouveau nid.
    • Plus friand d’abeilles que son cousin européen, le frelon asiatique est une menace bien réelle pour les abeilles domestiques. Posté en vol stationnaire près de la ruche ou posé directement sur la planche d’envol, il se jette sur les butineuses qui reviennent chargées de pollen. Il dépèce alors l’abeille pour n’emporter que le thorax, riche en protéines.

    À partir du mois de septembre, si les colonies d’abeilles sont affaiblies, les frelons asiatiques parviennent même à pénétrer à l’intérieur de la ruche.

    • La menace qu’exercent ces prédateurs est double : ils éliminent un grand nombre d’abeilles et leur présence à l’entrée de la ruche effraie les butineuses qui ont tendance à limiter leurs sorties et donc à réduire leurs réserves pour l’hiver. La production de miel est alors drastiquement perturbée.

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    •  Le piégeage reste le seul moyen à la portée de l’apiculteur. Voici les quelques pièges utilisés aujourd’hui: 

    – la boite à cône qui est un piège sélectif

    – la simple bouteille renversée  style piège à guêpes 

    – une bouteille avec un trap trap fixée au goulot. 

    Les appâts: Bière brune ou vin blanc + sirop de grenadine ou pâté pour chat.

     

       Période de piégeage: En mars-avril et en septembre-Octobre pour attraper les fondatrices.

    Photos - Essaims Abeille